Affichage Tête Haute (HUD) : Comment Votre Support Peut Transformer Votre Smartphone en Compteur de Vélo de Pro.

Affichage Tête Haute (HUD) : Comment Votre Support Peut Transformer Votre Smartphone en Compteur de Vélo de Pro.

Pourquoi lever les yeux du cockpit alors que les données peuvent flotter dans votre champ de vision ? Bien réglé, un support téléphone convertit votre smartphone en véritable HUD cycliste : vitesse, puissance, cadence, navigation virage par virage et alertes de sécurité s’affichent sans quitter la route des yeux. Résultat : moins de distractions, meilleure trajectoire et rythme constant—comme les pros.

  • Lisibilité instantanée : angle et hauteur optimisés pour des micro-regards de <1 s.
  • Performance en direct : zones de puissance, fréquence cardiaque et Strava Live Segments visibles au bon moment.
  • Navigation premium : guidage clair, recalcule rapide, points d’intérêt (ravitos, pentes).
  • Sécurité : luminosité auto, thèmes sombres nocturnes et alertes sonores/vibrations.

Dans ce guide, vous apprendrez à positionner le téléphone en mode HUD (out-front affleurant ou potence), à choisir le support (profil bas, rotule stable, compatibilité capteurs) et à configurer les apps pour un affichage propre, rapide et économe en batterie. Objectif : un cockpit pro qui fait gagner des watts de concentration… et des secondes au chrono.

 

L’écran augmenté : transformer l’affichage du smartphone en vrai tableau de bord de performance

Votre smartphone peut faire bien plus qu’afficher une carte. Avec un support bien positionné et une mise en page optimisée, il devient un tableau de bord pro : vitesse, puissance, cadence, FC, Live Segments, météo, navigation et alertes se lisent en un coup d’œil, comme sur un compteur haut de gamme. L’objectif : transformer des données brutes en informations exploitables sans détourner votre attention de la route.

1) Les métriques qui comptent (et comment les hiérarchiser)

  • Bloc 1 — Rythme : vitesse instantanée / puissance normalisée (NP) / cadence. Ce trio pilote l’allure et la fluidité.
  • Bloc 2 — Charge : FC réelle + zone (couleur) / TSS estimé / temps en zone. Idéal pour tenir un plan d’entraînement.
  • Bloc 3 — Cap : navigation « virage par virage », distance au prochain carrefour, dénivelé restant, % pente.
  • Bloc 4 — État : batterie téléphone & capteurs, température, vent réel/apparent, heure de lever/coucher (sorties longues).

Règle d’or : 1 écran = 1 intention. En course : blocs 1–2 dominent. En exploration : blocs 3–4 prennent le dessus. Évitez les dashboards « sapin de Noël » illisibles.

2) UI lisible : typographies, contrastes et codes couleurs

  • Grandeurs critiques en XXL (36–48 px) : vitesse ou puissance en haut, centrée. Données secondaires en 18–24 px.
  • Contraste élevé : fond noir, typo blanche + accent couleur (zones FC/puissance). En plein soleil, activez le mode haute luminosité.
  • Couleurs sémantiques : bleu = endurance, vert = tempo, orange/rouge = seuil/VO2. Un code constant réduit l’effort cognitif.
  • Icônes minimalistes : flèche virage, gouttes pluie, batterie. Pas de pictos décoratifs : chaque pixel doit aider la décision.

3) Disposition efficace : HUD out-front et zones de regard

  • Placement : out-front affleurant, portrait, inclinaison 10–15°. Le regard tombe naturellement sur la valeur clé en haut.
  • Grille 2×3 : ligne 1 (grandes valeurs), ligne 2 (navigation/pente), ligne 3 (batteries/heure/alertes).
  • Gestuelle zéro : balayage horizontal limité à changer de profil (course / endurance / navigation). Le reste est automatisé.

4) Capteurs et sources de données : fiabilité avant tout

  • Puissance : capteur pédalier/moyeu en BLE/ANT+. Étalonnage à froid, auto-zero activé.
  • Cadence & vitesse : capteurs roue/manivelle pour lisser les micro-variations GPS en sous-bois.
  • FC : ceinture poitrine (plus stable qu’optique) pour zones fiables et alarmes.
  • Météo & vent : flux en ligne mis en cache, affichage « vent apparent » pour gérer l’effort sur les sections exposées.

5) Profils d’écran prêts à rouler

  • CLM/Var : vitesse, puissance 3 s, cadence — FC zone, distance, chrono — flèche virage + pente.
  • Endurance : vitesse moyenne, puissance normalisée, temps — FC zone, TSS, hydratation (rappels) — carte minimaliste.
  • Gravel/Exploration : cap boussole, carte plein écran, distance au point suivant — D+ restant, % pente — batterie/heure.

6) Automatisations intelligentes : moins de touches, plus de focus

  • Auto-pause avec seuil vitesse pour éviter les écrans qui “dansent” en ville.
  • Alertes zones (son/vibration) : dépassement FC/puissance, hydratation toutes les 15–20 min, nutrition sur longues sorties.
  • Zoom carte auto : 200–300 m avant un virage/segment, puis retour à la vue globale.
  • Mode nuit : thèmes sombres, luminosité adaptative, filtre anti-éblouissement après le coucher du soleil.

7) Batterie & thermique : tenir 4–6 h sans surchauffe

  • Écran : 60–90 % de luminosité suffisent la plupart du temps. Désactivez l’always-on si votre app gère un HUD allégé.
  • Réseaux : mode avion + GPS/BLE actifs. Téléchargement des cartes hors-ligne pour limiter la data.
  • Recharge : USB-C 9–12 W ou induction Qi2 15 W alignée magnétiquement. En été, préférez le filaire pour moins de chaleur.

8) Sécurité & légalité : afficher mieux pour regarder plus la route

  • Grandes valeurs en haut pour des micro-regards <1 s. Navigation audio/vibrations pour limiter les yeux sur l’écran.
  • Zero manipulation en mouvement : profils et itinéraires se programment avant de partir.
  • Champ de vision libéré : support bas et centré/décalé ; aucun masque des compteurs du vélo ni du chemin.

9) Check-list « écran augmenté » (60 secondes)

  1. Choisissez votre profil d’écran (course/endurance/gravel).
  2. Mettez en XXL la donnée clé, réduisez le reste.
  3. Placez en portrait, 10–15°, out-front affleurant.
  4. Connectez capteurs, étalonnez, testez alertes.
  5. Activez cartes hors-ligne, mode nuit, et alims (USB/Qi2).

À retenir : un smartphone devient un vrai tableau de bord quand l’interface sert votre intention : métriques hiérarchisées, UI lisible, automatisations, capteurs fiables et support bien positionné. Résultat : moins d’efforts cognitifs, plus de constance… et des performances qui montent sans lever le nez du guidon.

 

La clé du maintien : supports rigides nécessaires pour une lecture stable des données rapides

À 35–45 km/h, l’écran d’un smartphone devient une fenêtre d’informations « à haute fréquence » : vitesse instantanée, puissance 3 s, cadence, navigation virage par virage. Si le support fléchit ou vibre, ces valeurs se transforment en bruit visuel. La solution ? Un support rigide, au bras court, correctement ancré, qui maintient l’écran dans un angle constant. C’est la condition pour lire des données rapides en un seul micro-regard sans perdre la ligne.

1) Pourquoi la rigidité change tout (mécanique & cognitif)

  • Angle stable = lecture stable : si le support « pompe », l’écran présente successivement sa face et sa tranche. L’œil doit ré-accommoder ; vous perdez des dixièmes de seconde à chaque regard.
  • Moins de micro-corrections : un montage souple impose des ajustements de tête ou de buste. Un montage rigide garde l’information lisible sans bouger.
  • Aérodynamisme utile : un angle constant évite l’augmentation de traînée moyenne liée aux oscillations d’incidence. Vous économisez des watts… et votre attention.

2) La chaîne « rigide → amorti → rigide » (le bon compromis)

La meilleure recette pour filtrer les vibrations tout en conservant la précision visuelle :

  1. Ancrage rigide : platine out-front ou base potence en aluminium/composite épais, serrée au couple (avec pâte de montage si nécessaire).
  2. Amortissement court : interface anti-vibration low-profile (course < 3 mm) qui coupe les fréquences parasites sans « flotter ».
  3. Tête compacte rigide : magnétique (MagSafe/Qi2) ou pince à mors courts, jeu zéro, visserie noyée.

Évitez les modules souples épais : ils améliorent le confort mais dégradent la lisibilité des données rapides (puissance/speed instant).

3) Architecture gagnante : bras court, section profilée, vis au couple

  • Bras court : chaque centimètre de porte-à-faux augmente le moment et donc l’oscillation. Raccourcissez la portée ; approchez la tête de l’axe potence.
  • Section profilée (ovale/NACA) : à rigidité égale, elle limite la flexion verticale et vibre moins qu’un rectangle fin en ABS.
  • Visserie : inox/Torx, serrage en croix, frein-filet faible (bleu). Un mauvais couple = jeu progressif = image qui danse.
  • Interface tête : rotule courte micro-mate ; si la rotule glisse au doigt, elle glissera en pavés.

4) Matériaux : carbone, aluminium CNC ou composite épais ?

  • Aluminium CNC : rapport rigidité/prix idéal, tolère des bras plus fins sans fléchir. Parfait pour les gabarits lourds + smartphones « Pro Max ».
  • Fibre de carbone (layup orienté) : léger et rigide, bon damping des hautes fréquences. Exige un montage soigné (couple strict, entretoises de répartition).
  • Composite/ABS épais : correct pour l’usage loisir, mais atteint vite ses limites à haute vitesse ou avec de gros téléphones.

5) Placement & angle : le triangle lisibilité–stabilité–sécurité

  • Out-front affleurant : prolongez la courbe du cintre ; mettez l’écran dans son sillage pour limiter les forces et les tremblements.
  • Hauteur basse : juste sous la lèvre du cintre/potence. Plus bas = moins de levier, plus stable.
  • Inclinaison 10–15° vers vous : l’œil accroche les chiffres sans relever la tête ; l’air glisse sur la face de l’écran.
  • Portrait recommandé : surface exposée plus étroite, moins de couple aérodynamique, meilleure stabilité visuelle.

6) Charge et thermique : la rigidité ne suffit pas

  • Qi2/MagSafe aligné : l’alignement magnétique évite les repositionnements en roulant (sources majeures de secousses et de regards prolongés).
  • USB-C court (20–30 cm) à connecteur coudé : zéro boucle battante, aucune traction sur la tête.
  • Gestion chaleur : luminosité auto, thème sombre, alternance filaire/induction selon météo. Un téléphone surchauffé throttle et clignote, ce qui gêne la lecture.

7) Protocole de validation (2 × 5 minutes, capteur de puissance)

  1. Segment plat (vent faible). Montez votre support rigide en config finale (câble inclus).
  2. Run A : 5 min à 38–40 km/h. Notez lisibilité (1 = flou / 5 = net), ressenti vibrations, angle perçu.
  3. Run B : même vitesse, même position, mais avec un support plus souple/ancien (référence). Comparez la stabilité de lecture et les micro-regards nécessaires.
  4. Décision : si la note lisibilité gagne ≥ 1 point et que vos micro-regards passent sous 1 s, votre montage rigide est validé.

8) Erreurs fréquentes (et correctifs)

  • Bras long « pour mieux voir » → raccourcissez, rapprochez de l’axe, agrandissez la police dans l’app au lieu de monter plus haut.
  • Rotule lâche → changez de tête ou ajoutez une rondelle de friction. Une rotule qui « dit bonjour » au doigt dira « au revoir » sur les pavés.
  • Vis serrées « à la main » → utilisez un dynamométrique. Trop fort : déformation ; trop faible : jeu.
  • Anti-vibration épais → remplacez par un module court ; la filtration doit couper les hautes fréquences, pas transformer l’écran en trampoline.
  • Câble pendulaire → câble court, gainé, routé sous potence. Un fil au vent génère des tractions et du bruit visuel.

À retenir : pour lire des données rapides sans décrocher de la route, visez une architecture rigide : base solide, bras court profilé, interface anti-vibration low-profile, tête compacte, serrage au couple et angle 10–15°. Ce combo transforme votre smartphone en tableau de bord net, immédiat et fiable — même quand la vitesse et la route secouent.

 

Applications Pro : les logiciels indispensables pour afficher cadence, puissance et HR en HUD

Transformer votre smartphone en HUD cycliste fiable passe par deux piliers : des capteurs précis (puissance, cadence, fréquence cardiaque) et des applications pro capables d’afficher ces données en gros caractères, avec des alertes intelligentes et un écran épuré. Voici les apps incontournables et la méthode pour obtenir un affichage lisible, réactif et frugal en batterie.

1) Le socle technique : capteurs, protocoles et compatibilités

  • Capteurs : capteur de puissance (pédalier, pédales, moyeu), capteur de cadence/vitesse, ceinture HR (optique ou poitrine).
  • Protocoles : privilégiez le Bluetooth Low Energy (BLE) pour un jumelage direct au smartphone. L’ANT+ peut nécessiter un dongle/bridge sur certains téléphones.
  • Pré-requis HUD : champs personnalisables XXL, thèmes sombres, verrouillage d’écran, alertes audio/vibrations, et en option la navigation virage par virage.

2) Les « valeurs sûres » pour l’affichage en extérieur

  • Wahoo Fitness (iOS/Android) : jumelage capteurs ultra-stable, écrans personnalisables, champs puissance 3 s, NP, IF, cadence et HR en gros caractères. Idéal pour un HUD minimaliste et lisible.
  • Strava (iOS/Android) : enregistrement fiable, affichage cadence/puissance/HR si capteurs BLE. Atout : segments en direct, écran simple et contrasté pour la route.
  • Ride with GPS (iOS/Android) : navigation turn-by-turn + métriques capteurs. Parfait pour combiner HUD de données et guidage clair, avec cartes hors-ligne.
  • Cyclemeter/Abvio (iOS) : très personnalisable, écrans multi-profils, champs XXL, annonces vocales cadence/puissance/HR à intervalles.
  • IpBike (Android) : orienté performance, très riche en champs techniques et pages configurables, bon support des capteurs.

3) Entraînement structuré & tests

  • TrainingPeaks (app en enregistrement ou via intégrations) : plans et séances au format puissance cible avec alertes. Idéal pour tenir les zones sans quitter la route des yeux.
  • Wahoo SYSTM / TrainerDay (extérieur) : export ou suivi des blocs d’intensité, bips/vibrations si vous sortez de la zone HR/puissance.

4) Paramétrer un vrai HUD : écran propre, données « utiles maintenant »

  • Hiérarchisez : en haut puissance 3 s (ou vitesse selon objectif), au centre cadence, à droite HR + zone (couleur). En seconde ligne : NP/IF, temps en zone, lap.
  • Taille & contraste : police XL (36–48 px), fond sombre, valeurs blanches + accents de couleur (zones). Luminosité auto active.
  • Alertes : bips quand cadence < 80 ou > 100, vibration si HR dépasse la zone cible, notification à la fin de chaque bloc.
  • Gestuelle minimale : une seule page HUD par usage (course, endurance, grimpe). Pas de défilement pendant l’effort.

5) Navigation + données capteurs : la combinaison gagnante

Si vous avez besoin d’itinéraires et de métriques simultanément, sélectionnez une app qui superpose carte et champs (Ride with GPS, Cyclemeter) ou bascule automatiquement sur la carte à l’approche d’un virage (zoom auto), puis revient à la page HUD.

6) Batterie & thermique : tenir 4–6 h sans throttling

  • Mode avion + BLE : coupez Wi-Fi/cellulaire, laissez GPS/BLE actifs. Cartes hors-ligne chargées avant la sortie.
  • Thème sombre + luminosité 70–85 % : suffisant pour la lisibilité, réduit la chauffe et la consommation.
  • Recharge : USB-C 9–12 W ou Qi2 15 W bien aligné (magnet). En plein été, préférez le filaire pour limiter la chaleur.

7) Protocole « prêt à rouler » (5 minutes)

  1. Associez puissance, cadence, HR dans l’app choisie (BLE), calibrez le powermeter (zéro offset).
  2. Choisissez une page HUD : Puissance 3 s XXL, Cadence XXL, HR + zone, NP, Lap, Temps.
  3. Activez les alertes (cadence bas/haut, HR max, puissance cible ±5 %).
  4. Téléchargez la carte hors-ligne de la zone si navigation.
  5. Verrouillez l’écran et testez 30 s sur route : lisible en 1 coup d’œil ? Sinon augmentez la taille/contraste.

8) Erreurs fréquentes (et correctifs)

  • Trop de champs : limitez à 5–6 valeurs. Le reste dans une autre page, pas en HUD.
  • Police trop petite : grossissez ou basculez en portrait pour caser de grands chiffres.
  • Bruit GPS en sous-bois : utilisez les capteurs vitesse/cadence pour stabiliser l’allure et la cadence affichées.
  • Capteurs qui décrochent : remplacez piles/charge, éloignez le téléphone d’une batterie externe non blindée, supprimez les doublons de capteurs dans l’app.

À retenir : pour un HUD pro, conjuguez des apps robustes (Wahoo Fitness, Strava, Ride with GPS, Cyclemeter, IpBike) et une mise en page lisible (puissance 3 s, cadence, HR en XXL). Ajoutez des alertes intelligentes, des cartes hors-ligne et une gestion batterie/thermique propre. Résultat : un pilotage à la data, sans distraction — exactement comme les pros.

 

Lisibilité optimale : gérer la luminosité et les reflets pour un affichage clair en plein jour

Un HUD cycliste n’est performant que si l’écran reste lisible au soleil, sur route vibrante et à vitesse soutenue. La bonne nouvelle : la lisibilité se pilote. Entre réglages d’affichage, orientation du support, choix de thème et gestion thermique, vous pouvez transformer un écran « délavé » en tableau de bord net, visible en un coup d’œil.

1) Commencez par l’évidence : la luminosité utile (pas maximale… tout le temps)

  • Mode auto + plafond élevé : activez la luminosité automatique et poussez le curseur de limite maximale haut. Le capteur ambiant fera le gros du travail sans brûler la batterie en permanence.
  • Boost ponctuel : sur crête en plein soleil ou bitume clair, montez à 90–100 % quelques minutes, puis redescendez à 70–85 % pour éviter la chauffe et le thermal throttling.
  • Temps de réponse : certaines surcouches réagissent lentement ; forcez un palier en verrouillant/déverrouillant l’écran à l’arrêt (jamais en roulant).

2) Thèmes et contraste : faites « poper » l’info clé

  • Thème sombre haute-contraste : fond noir/gris très foncé + texte blanc en XXL (36–48 px). L’œil lit mieux une valeur claire sur fond sombre en plein soleil.
  • Palette sémantique : gardez 1–2 couleurs d’accent seulement (zones FC/puissance). Trop de couleurs = perte de contraste.
  • Carto « Daylight » : si navigation, utilisez une carte fort contraste (routes épaisses foncées + flèche claire) ou inversez les couleurs pour réduire l’éblouissement.

3) Orientation anti-reflets : gagnez plus qu’avec 20 % de luminosité

  • Inclinaison 10–15° vers vous : l’angle casse le reflet du ciel et place le halo solaire hors de l’axe du regard.
  • Hauteur basse (out-front affleurant) : plus l’écran est proche de la lèvre du cintre, moins il « prend » le ciel. Bonus : meilleure stabilité.
  • Portrait prioritaire : face plus étroite = moins de miroir. Le paysage élargit la surface réfléchissante.
  • Rotation fine : pivotez de 3–5° latéralement si un reflet d’épaule/soleil persiste ; souvent, un tout petit pivot supprime le voile.

4) Lunettes polarisées : l’angle qui rend (ou tue) l’écran

  • Polarisation & écrans : certaines lunettes réduisent fortement la visibilité selon l’orientation du filtre par rapport à la polarisation de l’écran.
  • Solution : testez vos lunettes ; si l’écran s’assombrit, tournez le téléphone (portrait ↔ paysage) ou choisissez des verres à polarisation adaptée (ou photochromiques non polarisés pour la sortie).

5) Filtres & protections : mat oui, mais pas n’importe lesquels

  • Film anti-reflet (mat micro-gravé) : réduit les miroirs sans « baver » les polices. Évitez les films trop granuleux qui floutent les chiffres.
  • Verre trempé clair : privilégiez un indice de transmission élevé ; certains verres teintés assombrissent inutilement.
  • Visière/pare-soleil de support : de petits auvents clipsés coupent le reflet zenithal ; efficaces surtout en été à midi.

6) Gestion thermique : un écran qui chauffe devient un écran qui diminue

  • Évitez l’effet serre : ne recouvrez pas l’écran sous une housse transparente épaisse au soleil ; la chaleur monte, l’OS réduit la luminosité.
  • Charge maîtrisée : en plein été, préférez l’USB-C 9–12 W au lieu de l’induction prolongée ; l’induction (15 W Qi2) ajoute des calories.
  • Réglages « froids » : luminosité 70–85 %, thème sombre, GPS + BLE uniquement, cartes hors-ligne pour limiter la radio.

7) UI « lisible d’un coup d’œil » : moins de chiffres, plus grands

  • 1–3 valeurs XXL : vitesse ou puissance 3 s en haut, cadence et HR en dessous. Le reste (NP, lap, TSS) sur une page secondaire.
  • Icônes claires : flèche virage, % pente, batterie. Supprimez toute icône décorative.
  • Gestuelle zéro : verrouillage d’écran + vibrations/sons pour les alertes ; pas de défilement pendant l’effort.

8) Câbles & finitions : le petit rien qui change la visibilité

  • Finition noire mate sur le support : limite les halos périphériques qui attirent l’œil.
  • USB-C court, coudé : pas de câble brillant qui reflète la lumière devant l’écran.

9) Protocole « plein soleil » (3 minutes avant de partir)

  1. Activez luminosité auto et poussez le plafond ; sélectionnez le thème sombre haute-contraste.
  2. Réglez l’inclinaison à 10–15° et vérifiez les reflets dans votre posture réelle.
  3. Test « lunettes » : avec vos verres, confirmez la lisibilité en portrait ; sinon, essayez paysage ou changez de verres.
  4. Verrouillez l’écran, cartes hors-ligne prêtes, radios inutiles coupées, câble branché si besoin.

À retenir : la lisibilité en plein jour est un ensemble cohérent : luminosité auto bien plafonnée, thème sombre, angle anti-reflets, filtres mesurés, thermique maîtrisé et UI minimaliste. Réglez une fois, roulez longtemps : votre HUD reste clair, vos yeux restent sur la route, et vos chiffres servent vraiment votre performance.

 

La carte et les métriques : le compromis idéal entre suivi GPS et affichage des statistiques

Sur route, vous avez besoin des bonnes infos au bon moment : l’itinéraire pour ne pas rater un virage, et les chiffres clés (puissance, cadence, FC) pour tenir l’allure. Le secret n’est pas de tout afficher en permanence, mais de prioriser contextuellement et de configurer un HUD hybride qui bascule intelligemment entre carte et métriques. Voici un cadre simple et opérationnel pour obtenir un affichage clair, réactif et économe.

1) Définir l’intention de la sortie (qui commande l’écran)

  • Course / séance structurée : métriques d’abord (puissance 3 s, cadence, FC + zone), carte minimale ou cachée hors intersections.
  • Exploration / navigation complexe : carte prioritaire (guidage virage par virage), métriques réduites (1–2 valeurs XXL).
  • Endurance / tempo : mix équilibré : bandeau carte + 3 champs lisibles.

2) Mise en page hybride : la « bandeau + 3 » qui marche partout

  • Bandeau carte en haut (25–35 % de l’écran) avec flèche/nom du prochain virage et distance restante (200–500 m).
  • Trois champs XXL en dessous : Puissance 3 s (ou Vitesse), Cadence, FC + zone couleur. Lisibles en <1 s.
  • Icônes mini (batterie, heure, % pente) dans une barre fine pour éviter l’encombrement visuel.

3) Automatiser les bascules (moins de doigts, plus d’attention)

  • Zoom auto : à l’approche d’un virage (<300 m), la carte passe en plein écran ; une fois passé, retour au layout hybride.
  • Déclencheur vitesse : en montée lente, affichez plus de métriques (gestion de l’effort) ; en descente rapide, carte + alerte virage, chiffres réduits.
  • Alertes audio/vibrations : pour éviter de « rester sur la carte » ; bip/retour haptique = lever un œil suffit.

4) Hiérarchie des données : l’utile maintenant vs. l’utile plus tard

  • Maintenant : Puissance 3 s (ou vitesse), Cadence, FC + zone, Distance au virage. Ce sont vos « chiffres d’action ».
  • Plus tard : NP, IF, TSS, lap time, D+ cumulé. Placez-les sur une page secondaire (balayage à l’arrêt ou sur ligne droite).
  • Navigation avancée : % pente et D+ restant au segment/col intégrés sous les champs, en petit mais contrasté.

5) Portrait, paysage et lisibilité

  • Portrait : idéal pour juxtaposer bandeau carte + 3 grands chiffres. Surface exposée plus étroite, meilleure aéro et moins de reflets.
  • Paysage : utile sur routes très denses (ville), mais risque de « mini-polices ». Compensez avec deux champs XXL seulement.
  • Inclinaison 10–15° et thème sombre à haut contraste : chiffres blancs, accents colorés (zones), carte « daylight » simplifiée.

6) GPS fiable sans vider la batterie

  • Cartes hors-ligne : téléchargez la zone de sortie pour limiter les radios et garder la fluidité du zoom auto.
  • Mode avion + BLE : laissez GPS/BLE actifs seulement. Gagnez 10–20 % d’autonomie sur longues sorties.
  • Recharge contrôlée : USB-C 9–12 W (ou Qi2 15 W bien aligné). En plein été, préférez le filaire pour moins de chaleur.

7) Protocole « prêt à naviguer » (3 minutes)

  1. Choisissez la page hybride : bandeau carte + Puissance 3 s, Cadence, FC.
  2. Activez zoom auto et alertes virage (son/vibration).
  3. Téléchargez la carte hors-ligne et vérifiez la trace (sens/waypoints).
  4. Réglez luminosité auto (plafond haut), thème sombre, polices XXL.
  5. Verrouillez l’écran, testez un virage simulé : bascule carte → retour métriques fluide ?

8) Erreurs fréquentes (et correctifs rapides)

  • Trop de champs : limitez-vous à 3 « action » + 2 mini. Le reste sur une seconde page.
  • Carte toujours plein écran : vous perdez les zones d’effort. Utilisez le bandeau + alertes audio.
  • Polices petites : grossissez ou supprimez un champ ; un chiffre illisible ne sert à rien.
  • Reflets : ajustez l’inclinaison, passez en portrait, ajoutez un film anti-reflet de qualité (non granuleux).

À retenir : le meilleur compromis carte/métriques est contextuel et automatisé. Misez sur une page hybride (bandeau carte + 3 chiffres XXL), des bascules intelligentes (zoom auto, alertes), une hiérarchie claire (action maintenant vs. analyse plus tard) et une gestion énergie propre. Vous suivez la trace, tenez vos zones… et gardez les yeux sur la route.

Retour au blog